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Osez Bordeaux
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Thierry Fouquet

Thierry Fouquet, directeur de l'Opéra de Bordeaux.

Un réveil spectaculaire

En 1996, lorsque Thierry Fouquet prend ses fonctions de directeur de l'Opéra (pas encore «national») de Bordeaux, la ville, étouffée par la circulation et désertée par une partie de ses habitants repliés en banlieue, affiche une mine on ne peut plus triste. « Les quais étaient une véritable autoroute à deux fois trois voies, où passaient des camions. C'était l'époque où l'on pensait que pour faire vivre une ville, il fallait que les gens la traversent !». Mais pas vraiment de quoi regretter les charmes de la capitale laissée derrière lui, car l'année même de sa nomination, intervient le vaste plan de réaménagement urbain.

En quelques années, les façades retrouvent leur teint d’origine, les quais s'humanisent, le tram redessine les cheminements collectifs et le centre historique se repeuple. «Le changement est tout simplement considérable, et pas seulement dans la physionomie urbaine. C'est une autre approche de la vie en société. Un signe qui ne trompe pas : tout ce monde dans les rues ! Et le nombre impressionnant de restaurants qui s'ouvrent en permanence...».

Des liens profonds

Au fil de cette métamorphose, Thierry Fouquet a tissé avec la cité bordelaise des liens profonds. Il a développé ses propres rituels : «la visite du samedi chez Mollat, librairie essentielle à la vie culturelle bordelaise, où l'on trouve notamment de nombreux ouvrages sur la musique ; la balade du dimanche matin au marché des Chartrons ; un dîner couleur locale Chez Dupont, ou italien chez Da Luigi... L'un des grands avantages de Bordeaux est de pouvoir varier les plaisirs».

En termes d'itinéraires, cet esthète reste particulièrement attaché au «triangle». Coeur battant du fastueux centre historique, il correspond aussi à son périmètre de travail, désormais partagé entre le somptueux Grand-Théâtre et le flambant auditorium qui a ouvert ses portes fin janvier 2013 : «mon parcours favori : partir du Grand-Théâtre, traverser l'historique Cour Mably, puis la place des Grands-Hommes, et remonter vers la place Gambetta. Mais j'ai aussi mes habitudes autour de la rue Notre-Dame aux Chartrons, où se mêlent antiquaires et boutiques de Design, et sur la longue promenade des Quais, jusqu'à l'emblématique brocante Saint-Michel...».

«L'avenir, c'est ici»

Sous la direction de Thierry Fouquet, l'Opéra de Bordeaux a obtenu en juin 2002 le prestigieux label d'«opéra national» : élargissement à tous les publics, équilibre salué entre oeuvres historiques et créations modernes, large diffusion des spectacles à travers la région, nombreuses représentations le week-end, visites ouvertes tous les samedis après-midi... le Grand-Théâtre est devenu un «must» de la vie bordelaise.

Thierry Fouquet s'est quant à lui définitivement séparé de son appartement parisien. Conquis par la qualité de vie bordelaise, qui lui fait dire sans hésiter :  «pour moi, l'avenir c’est ici».

 

Son carnet d'adresses bordelais...

Si vous deviez conseiller 3 lieux à visiter à Bordeaux ?

Le Grand-Théâtre, Place de la Comédie
Le musée des Arts décoratifs, 39 rue Bouffard
L'église Notre-Dame, 1 rue Mably

Si vous deviez choisir une boutique ?

La Régence (pour les cigares), 10 cours du 30 juillet

Un restaurant pour le midi ?

Le Bistrot d'Eloi, 1 rue Esprit des Lois

Une terrasse ?

Chez Jean-Mi, 33 quai des Chartrons

Un hôtel pour vos amis ?

L'Hôtel Majestic, 2 rue de Condé

Votre place préférée ?

La place de la Bourse

Une rue où flâner ?

Rue Notre-Dame, dans le quartier des Chartrons

Un théâtre ?

Le Tnba (Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine), 3 place Pierre Renaudel

Une galerie d'art ?

Cortex Athletico, 20 rue Ferrere


19.04.2013