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Osez Bordeaux
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Pauline Reiffers

Pauline Reiffers, co-créatrice du festival international du film indépendant de Bordeaux (Fifib).

Fièvre culturelle

Pour elle, cette nouvelle «fièvre culturelle bordelaise» qui grimpe depuis quelques années, tombe à pic. Car Pauline Reiffers, 32 ans, a de l'énergie, de l'audace et des rêves à revendre. Plus exactement, un festival de cinéma à défendre. Celui qu'elle a monté à bout de bras, à l'automne 2012 avec sa complice Johanna Caraire, et dont elles préparent ces mois-ci la seconde édition pour la rentrée prochaine. Chacune assignée à un rôle bien défini : l'artistique pour Johanna et l'opérationnel pour Pauline, entourées par intermittence d'une dizaine d'acolytes.

Adoubé par la profession, parrainé par le réalisateur Olivier Assayas, le «Fifib» (festival international du film indépendant de Bordeaux) ne doit pourtant le jour qu'à la passion de ces deux jeunes femmes - issues de la com - pour le cinéma d'auteur et à «une plaisanterie lancée entre copines, devenue un vrai pari».

Mais l'amateurisme s'arrête vite là : en un an et demi à peine, le tandem Pauline-Johanna mène une analyse approfondie des festivals existants ou disparus, crée en mars 2011 l'association Semer le doute pour porter le projet qui se veut d'emblée «pro et très qualitatif». Il se lance dans un démarchage acharné pour gagner l'intérêt et le soutien de personnalités du sérail, mais également de la ville de Bordeaux - leur principal partenaire financier - et des collectivités locales... «Il a fallu prouver la légitimité qui nous manquait au départ».

Le bon endroit au bon moment

«On s'est aussi trouvées au bon endroit au bon moment», souligne la jeune femme. «A Bordeaux, il y a cette dynamique palpable dans les rues, dans les bars, les lieux de culture. Les habitants sont réceptifs, notre festival a dévoilé un vrai public de cinéphiles... même les séances de jour étaient pleines». Elle qui a grandi à Bordeaux, et fait un crochet de six ans par Paris, peut donc se réjouir d'avoir retrouvé sa terre natale en 2007 : «revenir dans cette ville, c'est le meilleur choix que j'ai fait. Je préfère nettement ma vie sur mon vélo».

Et même si elle garde un pied dans la capitale, plus par amitié que par obligation professionnelle, Pauline n'échangerait pour rien au monde son quotidien entre les quartiers Saint-Michel et Saint-Pierre (où L'Utopia, son fief et celui du cinéma Art et Essai, est installé dans une ancienne église). « J'habite en effet porte Cailhau, mais ma vie à Bordeaux, c'est aussi pique-niquer sur les quais le dimanche après être allée au marché des Capucins, les nombreuses terrasses de café où j'ai mes habitudes, pousser rive droite juste pour savourer de loin la beauté de place de la Bourse... et j'ai un faible pour le tout récent pont Jacques Chaban-Delmas, qui ouvre de nouveaux itinéraires de balades».

Pauline ajoute que nombreux sont les Bordelais de sa génération qui, ayant migré un temps à Paris «reviennent finalement par choix à Bordeaux... ah, la qualité de vie !».
La sienne a un seul bémol : «quand on monte un festival de cinéma, on a moins le temps... d'aller au cinéma».

 

Son carnet d'adresses bordelais...

Si vous deviez conseiller 3 lieux à visiter à Bordeaux ?

L'Utopia, 5 place Camille Jullian
La Caserne Niel, quai de Queyries
La Base sous-marine, boulevard Alfred Daney

Si vous deviez choisir une boutique ?

Impossible de choisir entre :
La Mauvaise réputation (librairie), 19 rue des Argentiers
et Mollat (librairie), 15 rue Vital Carles

Un restaurant pour le midi ?

Le Rizana, 7 rue Gaspard Philippe
et Le Bar de la Marine le week-end, 28 bis rue Achard

Une terrasse ?

Chez Fred, 19 place du Palais

Un hôtel pour vos amis ?   

La Cour carrée, 5 rue de Lurbe

Votre place préférée ?

La Place des Capucins

Une rue où flâner ?

La rue du Parlement Saint-Pierre

Un théâtre ?

Le Tnba (Théâtre national de Bordeaux en Aquitaine), 3 place Pierre Renaudel 

Une galerie d'art ?

L'Entrepôt Lainé (qui abrite le CAPC et Arc en rêve), rue Ferrère

 

19.04.2013